Malgré la précarité omniprésente, surtout dans le domaine du travail, on remarque actuellement un espoir économique de la part de la majorité des Européens, se constatant par la hausse de la consommation. Cet optimisme est dû certainement par la continuation de la baisse du taux de chômage, surtout depuis un an, dans ce grand Europe, qui est confirmée par les chiffres.

Le chômage, en bref

Tout d’abord, un chômeur est un individu, étant apte de travailler, faisant partie de la population active, mais qui déclare être sans emploi. Pour bénéficier de ce statut, il faut que le déclarant soit disponible pour travailler, et activement à la recherche de travail, à partir de cette déclaration. Par contre, le taux de chômage est une façon de présenter, en pourcentage, le nombre de chômeurs sur l’ensemble de la population active. Il faut noter que ce taux peut être variable ou stable, en fonction du mouvement se trouvant sur le marché du travail. Néanmoins, même en absence d’amélioration sur ce dernier ce taux peut remarquablement baisser, ou se stabiliser.

Le taux de chômage en Europe

En mois de juillet de cette année même, d’après Eurostat, le taux de chômage au sein de l’Union européenne était de 6,3 %. C’est-à-dire, il y avait 15,61 millions de personnes sans emploi en UE à ce moment. Par contre, pour la zone euro, à ce même mois, les chômeurs étaient de 12,32 millions, autrement dit 7,5 % de la population active. Du coup, par rapport à juillet 2018, au sein de l’Union européenne le chômage a diminué de 1,01 millions d’individus, et dans la zone euro de 898 000 de personnes. Il faut savoir que la zone euro, appelée également eurozone, est tout simplement une zone monétaire. Concrètement, c’est l’ensemble des dix-neuf, sur les vingt-huit, États membres de l’Union européenne utilisant l’euro comme monnaie d’échange.

Des écarts frappants

En Europe, dans le domaine de l’emploi, les contrastes en chiffres sont flagrants. En effet, la différence séparant les extrêmes est de 15,1 points. Ainsi, en mai 2019, pour la République tchèque, par exemple, elle chiffrait un taux de chômage de 2,1 %, et que l’Allemagne et la Pologne enregistraient respectivement 3 % et 3,3 %, par contre celui de la Grèce, à la même époque, culminait encore à 17,2 %, et l’Espagne à 13,9 %, même avec des baisses non négligeables en une année. Et dans tout cela, quant à la France, elle, se place en 4ème position, avec un taux de chômage de 8,5 %, des États les plus touchés par ce phénomène.

À noter que sur un an, précisément pendant la période entre mai 2018 et mai 2019, le taux de chômage a diminué dans 25 États membres de l’Union européenne. Avec une baisse plus importante observée dans cinq pays, à savoir la Grèce de 19,4 à 17,2 %, la Croatie de 8,4% à 7,1%, la Chypre de 8,3% à 7,0%, la Slovaquie de 6,5% à 5,3%), et l’Espagne de 15% à 13,9 %. Et les trois pays restants qui n’ont pas pu bénéficier de cette baisse sont la Lituanie, la Luxembourg, et la Suède, ayant enregistré respectivement une augmentation de 6,1à 6,4 %, de 5,6 % à 5,7 %, et de 6,3 % à 6,8 %. D’où la grande différence entre le Sud et le Nord.

Les jeunes Européens

Concernant les jeunes, moins de 25 ans, par rapport à l’année passée, il y a également une baisse considérable. En effet, en avril 2019, il y avait 3,21 millions de cette catégorie d’âge qui étaient en situation de chômage dans l’Union européenne, dont 2,31 millions au sein de la zone euro. Ainsi, le taux de chômage des jeunes était respectivement à 14,2 % et 15,8 %. Par rapport à avril 2018, le nombre de jeunes chômeurs a diminué de 246 000 dans l’Union européenne et de 151 000 dans la zone euro, représentant un taux respectif de 15,4 % et 17,2 %. À noter que pour la totalité de la population active européenne, ce taux est équivalent de 6,4 % dans l’Union européenne et 7,6 % en zone euro. Malgré cette diminution palpable, le taux de chômage auprès des jeunes Européens reste toujours élevé par rapport au reste.